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Vous avez dit Jeanne d’Arc ? Episode 3

Vous avez dit Jeanne d’Arc ?

Episode 3

Chateau ducal de bar-le-Duc

Château des Ducs de Bar

(ouvrir en cliquant sur l’image)

Fleur de lys

MEDIAPLAYER Schubert Serenade

Prologue

Le bon sens avant tout ! La légende de Jeanne d’Arc est une superposition d’événements historiques irréfutables et de faits surnaturels qui soulèvent maintes questions. Au reste, sur ce dernier point, Jules Michelet, écrivain libéral et anticlérical (Histoire de France en 19 volumes), ne semble pas s’en émouvoir outre mesure. C’est à dessein si je paraphrase une remarque chère au marquis de Vauvenargues : « la nécessité d’un récit délivre factuellement de l’embarras du choix ». La Jeanne d’Arc de Michelet date de 1853. En écrivant « sa Jeanne », l’auteur admet les voix, les apparitions surnaturelles de Sainte Catherine, Sainte-Marguerite et de l’archange Saint-Michel. L’écrivain cautionne l’intervention divine. Stupéfiant ! Pour ne prendre qu’un ou deux exemples, essayez aujourd’hui de construire un récit historique crédible à partir du poème épique du Mahabharata. Flop assuré ! Sans parler de la « Terre Promise », la future terre d’Israël aux frontières du pays de Canaan révélée à Jacob :

« Je suis Dieu, le Dieu d’Abraham et le Dieu d’Isaac ton père ; la terre sur laquelle tu reposes, je la donnerai à toi et à tes descendants.

Mais ce qui n’est pas révélé, c’est que cette « terre promise », ancestralement, est déjà habitée !.. Bizarrement, Dieu, dans sa munificence, en oublie d’informer ses habitants qu’ils vont devoir faire leurs bagages. Ramenez le « songe de Jacob » sur le terrain historique et vous constaterez que la réalité n’est guère flatteuse, de quoi y perdre son « hébreu ». Gardons le bon sens ! En matière de recherches historiques, la réalité ne pardonne aucune erreur à la théorie, qui pis est, forgée à l’enclume des fantasmagories sacerdotales.

Fleurs de Lys 2

Les voix de Jeanne

A l’âge de 13 ans, Jeanne est « possédée » par la voix du Très-Haut, ce qui la conduira quelques années plus tard à « sauver » ce qui peut encore être sauvé du Royaume de France en déroute complète. En pareil cas, force est de regonfler le moral du Peuple. En ces temps-là, avec l’aide de Dieu au-dessus de la couronne royale, le scénario fonctionne à merveille. Par ailleurs, il faut s’occuper du Dauphin royalement cloîtré dans son château de Chinon, inapte à prendre des décisions. Charles VII, lui aussi, n’est pas au mieux de sa forme. Et pour cause, la Régence est sur le point de tirer sa révérence devant l’Anglais. Charles VI, régulièrement frappé de folie, affiche un état de santé pitoyable. Son épouse, Isabeau de Bavière, Reine de France aventuriste, cumule les intrigues dans l’espoir de tirer parti des tractations entre Henri V (roi d’Angleterre) et les Bourguignons, ce qui aboutira à la signature du Traité de Troyes en 1420. Le Royaume de France ne sera sauvé du désastre qu’après la lente reconquête de son fils Charles VII avec l’aide de Jeanne d’Arc et de sa garde rapprochée. Alors, comment interpréter la « sanction abominable du bûcher » qui signe dramatiquement le terme de la mission divine de Jeanne ? Oups ! Paradoxe incongru ! Trahisons ? L’Eglise n’aurait-elle retenu que le côté paranormal, hystérique ou hallucinatoire de la personnalité de Jeanne ? Le Procès en hérésie semble l’attester. Nous tenterons d’expliciter ce paradoxe au coeur des épisodes futurs. En attendant, une question majeure taraude mon esprit :

Le plan divin ou surnaturel de la mission de Jeanne d’Arc ne serait-il qu’un « montage royal » habilement échafaudé de toutes pièces dans l’entourage de notre « héroïne » ?

Fleurs de Lys 2

Les Duchés de Bar et de Lorraine

Duché de Bar

Le Duché de Bar

Fleurs de Lys 2

En premier lieu, égrenons quelques informations générales concernant le Duché de Bar, à l’origine Comté   constitué au 10ème siècle par Ferry d’Ardennes, puis élevé au rang de Duché par l’empereur Charles IV (1316 – 1378) au profit de Robert Ier de Bar en 1354. C’est précisément la période de 1354 à 1411 qui nous intéresse au premier chef, riche de personnages ou d’acteurs hauts en couleurs et qui vont nous fournir des indications précieuses pour comprendre le destin de Jeanne d’Arc lié à celui de René 1er d’Anjou et de sa mère, cheville ouvrière d’un incroyable « imbroglio historique ».

Bar-le-duc

Bar-Le-Duc (vieille gravure)

Rendons-nous au Château ducal de Bar-le-Duc et faisons connaissance de son hôte Robert 1er de Bar, né le 08 novembre 1344, décédé le 12 avril 1411, Duc de Bar de 1354 jusqu’à sa mort. Il épouse, le 05 octobre 1364, Marie de France (1344 – 1404), fille de Jean II le Bon, roi de France, et de Bonne de Luxembourg. De leur union naquirent 11 enfants dont 6 fils et 5 filles. Suite au décès de Robert 1er de Bar en 1411, c’est l’un des fils Edouard III de Bar (1377 – 1415) qui reprend le flambeau ducal mais pour trois ans seulement. Il meurt sur le champ de bataille d’Azincourt en 1415. Son frère, Louis 1er (né entre 1370 et 1375 – 1430), Cardinal-Evêque et Duc de Bar, assure l’intérim de 1415 à 1420. Ensuite, qui sera l’héritier ?

Patience, ne brûlons pas les étapes !

Henry3 duc de Bar

Bataille d’Azincourt

Henri III Duc de Bar

Maintenant, portons notre attention vers les 5 filles de Robert 1er : Yolande ou Violante (1365 – 1431), Marie (née en 1374 – décédée ?), Bonne (née ? – décédée en 1400), Jeanne (née en ? – décédée en 1402) et Yolande la Jeune (née en ? – décédée en 1421). Que d’incertitudes sur les dates de naissance et de décès ! Le tri est vite fait, c’est Yolande, née en 1365, qui fera l’objet d’une attention toute particulière. C’est elle qui va nous ouvrir des perspectives insoupçonnées sur la destinée respective du « Bon roi René » et de Jeanne d’Arc.

Violant_of_Aragon

Violante de Bar

Fleurs de Lys 2

MEDIAPLAYER Mozart Concerto 21 en C Majeur

Qui est Madame de Bar ?

Peut-être l’avez-vous déjà deviné ? Madame de Bar n’est autre que Violante ou Yolande de Bar, la deuxième des onze enfants de Robert 1er. Par son mariage avec le futur roi Jean 1er d’Aragon (1350 – 1396), elle devient Reine d’Aragon, de Valence, de Majorque, de Sardaigne et de Corse. En dépit de la santé vacillante de son mari, préférant la chasse aux devoirs royaux, Yolande de Bar fut contrainte d’assurer l’autorité royale. Au titre de Reine-Lieutenante, elle gouverna l’Aragon durant sept années.

De l’union de Yolande avec le roi Jean 1er naquirent 7 enfants. De cette fratrie, nous retiendrons en majesté le deuxième enfant qui se conjugue au féminin : Yolande d’Aragon née en 1383 et mariée en 1400 à Louis II (1377 – 1417), Duc d’Anjou, Comte du Maine et de Provence.

Vous me pardonnerez ces apartés historiques réduits à l’essentiel, néanmoins majeurs, car ils sont indispensables pour interpréter et comprendre la suite d’un récit émaillé de surprises inattendues. Yolande d’Anjou et d’Aragon représente la pièce maîtresse par excellence sur l’échiquier du destin de Jeanne d’Arc. Faisons un focus sommaire sur cette Grande Dame qui surveilla dans l’ombre les affaires du Royaume de France.

Yolande d'Aragon

 Yolande d’Aragon

Duchesse d’Anjou

Face cachée de la Régence

Fleurs de Lys 2

Nous voici revenus (voir épisode 1) dans la Vallée des Rois de France, sous la clémence du ciel angevin, dans le saumurois bien sûr, non loin du lieu de confluence entre la Loire et la Vienne. Angers, Saumur et Chinon sont, entre autres lieux, des pièces topographiques sur l’échiquier royal, mais encore, des cases obligées du tablier pour le bon déroulement de l’« opération Jeanne d’Arc ». Yolande d’Aragon a tous les jetons en main où, si vous préférez, tous les « rejetons » de France et de Navarre !.. Nous les passerons au crible à l’heure du quatrième épisode.

Chateau de Saumur

Le Château d’Amour de René 1er d’Anjou

Fils de Yolande d’Aragon

Yolande d’Aragon appartient à la Maison de Barcelone. Elle est née vers 1380 à Saragosse en Aragon. Yolande fut promise à l’héritier d’Anjou Louis II, Roi titulaire de Naples, Comte de Provence et de Guise, Duc d’Anjou. Le mariage fut célébré à Arles le 02 décembre 1400. Par cette union, Yolande rejoint donc la Dynastie des « Valois-Anjou ».

Ils eurent 6 enfants :

  • Louis III (1403 – 1434), Duc d’Anjou, Comte de Provence, Roi titulaire de Naples.
  • Marie (1404 – 1463) qui deviendra l’épouse de Charles VII, Roi de France. (Nous en reparlerons).
  • 1406 ?, une fille morte en enfance.
  • René (1409 – 1480) qui deviendra Duc de Bar et de Lorraine. A retenir ! Celui-là, nous ne l’oublierons pas à l’heure du choix.
  • Charles (1414 – 1472), Comte du Maine.

Fleurs de Lys 2

Dès son mariage en 1400, Yolande d’Aragon s’installe dans le Val de Loire. Elle hérite de Saumur en 1401 et fait de fréquents séjours au Château où elle y passera ses vieux jours. La personnalité de Yolande d’Aragon a été décrite dans une formule « Coeur d’homme en corps de femme ». C’est tout dire ! Dans la réalité de son époque, elle découvre que le Royaume de France est divisé, partagé en clans et qu’elle est entrée dans un clan où le Chef a perdu la tête. Le Roi Charles VI est dément – nous interpréterons ultérieurement les raisons de sa déraison -, la Reine Isabeau de Bavière multiplie les aventures, le dauphin Charles VII timoré et névrosé, son propre époux Louis plus enclin à s’intéresser à ses affaires siciliennes ou napolitaines.

Dans l’ambiance chancelante et incertaine de cette époque, seule, Yolande d’Aragon demeure le personnage « clé » de l’entourage royal. Elle jouera un rôle de Régente durant quarante années, négociant de beaux mariages tout en sachant placer ses favoris à l’endroit choisi du monde des affaires et des gouvernances. Son action politique reposera avant tout sur une union étroite entre ses provinces de Maine-Anjou et de Lorraine. Vous avez bien lu… Lorraine ! Il est encore trop tôt pour en discourir. Mais son fils René saura, ci-après, y suppléer.

Cela dit et vous l’aurez noté, étrange cette similitude entre le destin de la mère (Yolande de Bar) et celui de sa fille (Yolande d’Aragon) !..

Armes_yolande_d_aragon

Armorial de Yolande d’Aragon

Le Duché de Lorraine

Duché de Lorraine

Fleurs de Lys 2

Retour sur les terres du Duché de Lorraine, en bordure du Duché de Bar, et dont les villes principales étaient Nancy, Epinal, Lunéville etc., avec ses principautés épiscopales de Verdun, de Metz, de Toul mais encore la principauté de Salm dont le vestige territorial était une seigneurie autrefois plus vaste nommée « Salm-en-Vosges ». Au début du 12ème siècle, les terres de Salm allaient du Luxembourg jusqu’en Lorraine. La famille de Salm est issue de l’ancienne noblesse lotharingienne puis des Comtes du Luxembourg. Une des branches s’implanta dans les Vosges. Au cours des siècles, la famille de Salm, une des plus puissantes de Lorraine, a toujours compté avec celle de Bar (Bar-Le-Duc). Nous avons déjà évoqué précédemment (épisode 2) le nom de Jean-Nicolas de Salm en Vosges (1337 – 1385), fils de Simon 1er de Salm en Vosges (1310 – 1346), père d’Isabelle de Salm Romée de Vouthon qui fut la « mère nourricière » de Jeanne d’Arc !… selon certains généalogistes !

René d’Anjou

Portrait René d'Anjou

Le « bon roi René »

Il est des pans d’étoffe, pareils à du taffetas, qui manquent à certains décors de l’Histoire de France. Des omissions voulues pour habiller la vérité par des mensonges. Au vrai, que savons-nous de l’enfance de René 1er d’Anjou, fils de Louis II et de Yolande d’Aragon ? Nous savons qu’il est né le 16 janvier 1409 dans une des tours de la forteresse d’Angers. Les premières années de sa vie s’écoulent  à Angers mais aussi dans le Berry au milieu de sa fratrie et en compagnie de son cousin Charles de Ponthieu (futur Charles VII) qui n’est pas le seul… Des « rejetons » en tout genre et de haut lignage, nous en ferons une galerie de portraits. Ami lecteur, patience ! En attendant,  « maman Yolande » a vocation de protectrice, d’« ange gardienne » de tous les abandonnés du Royaume.

Les jeunes années relatives à René d’Anjou sont peu ou prou évoquées sous la plume des historiens. Dès sa naissance, René est potentiellement investi, de par son origine matrilinéaire, du statut d’héritier du Duc de Bar. Qui plus est, celle qu’il épousera à un âge, pour le moins précoce, semble déjà pressentie. Au rang qu’il occupe, nulle place pour le hasard, l’improvisation ou pour les opportunités fortuites. Chacun à sa place ! Il rejoindra donc, assez tôt, l’écrin ducal de Bar-Le-Duc où une éducation soignée, à la hauteur de son rang, l’attend sous la protection de sa grand-mère maternelle Yolande de Bar. D’aucuns ne précisent l’âge de René au moment où il est placé à Bar-Le-Duc. Plausiblement autour des années 1415 -1417, vers l’âge de 7 ou 8 ans. Pourquoi cette probabilité ? Assurément au regard de la date de son mariage avec Isabelle de Lorraine (1410 – 1453) qui eut lieu le 24 octobre 1420 à Nancy. René d’Anjou était âgé de 11 ans !

Isabelle de Lorraine

Isabelle de Lorraine

Duchesse de Lorraine et d’Anjou

Première épouse du Roi René

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A dire le vrai, c’est Yolande de  Bar et Robert de Baudricourt qui organisèrent et facilitèrent le déroulement de l’enfance et de l’adolescence de René d’Anjou. Pour René, tout sembla limpide et agréable. De brillantes et solides études à Bar-Le-Duc, à Pont-à-Mousson et à Nancy. A cela s’ajoute l’éducation militaire – formation aux arts équestres – qui se déroule sur le site de Vaucouleurs, et ce sous la houlette du Capitaine de Baudricourt. René sut très tôt monter à cheval et montra une aptitude précoce au métier des armes (escrime, jeux d’épée). Il participa à de nombreuses chasses à courre, au moyen desquelles il fit connaissance avec la noblesse seconde et première des environs, y compris la douce et belle Isabelle de Lorraine. Pas de hasard ! La vie de René 1er d’Anjou, qui deviendra plus tard Duc de Lorraine, est soigneusement organisée et planifiée par le Conseil Royal…

MEDIAPLAYER Michel Pépé Quinta-essentia

Qui était Robert de Baudricourt ?

Blason Robert de Baudricourt

Blason de Robert de Baudricourt

Robert de Baudricourt, Capitaine de Vaucouleurs, est étroitement lié à la « mission » de Jeanne d’Arc. Avant de pousser plus loin notre enquête, je vous encourage vivement à ouvrir le lien en cliquant sur le blason ci-dessus. Ce faisant, sur la page « Armorial du Poitou », vous referez connaissance avec un épisode fondamental de la mission de Jeanne, néanmoins, en vous dissuadant de l’interpréter au pied de la lettre. En effet, cette narration, dans la mouvance de celle de Michelet, n’est qu’une falsification outrancière et très éloignée de la réalité historique. Nous ferons le point sur cette question lorsque nous ouvrirons le chapitre des « révélations » – cette fois les vraies voix qui ne tombent pas du ciel par l’intercession de l’archange Saint-Michel - mais celles transmises à Jeanne par la « bouche d’or » de notre bon roi René, son ami inséparable d’une enfance commune. En attendant, gardez bien en mémoire ce que vous aurez lu sous l’écu du Capitaine de Baudricourt.

Les Baudricourt formaient une famille d’officiers, intermédiaire entre Valois et Angevins. D’un point de vue militaire et financier, par loyauté politique, cette famille s’est mise au service du Duc de Bar, et de manière plus significative, à celui du Roi de France au 15ème siècle. A l’adresse des passionnés d’Histoire du 13ème au 15ème siècle, je recommande la lecture d’une publication de l’Ecole française de Rome : (suivre le lien)

La Famille de Baudricourt

Itinéraire d’une promotion militaire

politique et administrative

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En 1415, Robert de Baudricourt (1395 – 1454) est nommé Capitaine de Vaucouleurs, une châtellerie du Duché de Bar. D’une certaine manière, le seigneur de Baudricourt est vassal du Duc de Bar ; il le soutient, selon la tradition du service ducal, par deux grandes expertises de type militaire et diplomatique, répondant ainsi à plusieurs logiques. D’abord une logique géographique, puisqu’il s’agit de la frontière nord-est du royaume où les Baudricourt sont possessionnés. Ensuite une logique stratégique, puisque les Duchés de Bar et de Lorraine sont, notamment pendant la guerre de Cent Ans, des cibles privilégiées pour les Anglo-bourguignons. Enfin, une logique judiciaire et sociale, dans leur rôle de bailli. En témoigne la nomination de Robert de Baudricourt, très jeune, à la tête de certaines prévôtés de Bar et de Bouconville. Il est donc clair que la Maison d’Anjou est, dès son installation en Lorraine, placée sous le signe du Parti d’Armagnac, ce qui affirme la légitimité de la dynastie des Valois face à l’Angleterre et la Bourgogne.

Vaucouleurs10b

Vaucouleurs

La Chapelle Castrale et la Porte de France

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Epilogue du présent épisode

Ce qui précède peut sembler ennuyeux pour le lecteur impatient d’en découdre avec le mystère de Jeanne d’Arc. « La vérité nue n’excite pas les hommes », écrivait Cocteau. C’est pourquoi, sur le terrain tangible de l’Histoire, chaque acteur, chaque anecdote, chaque invraisemblance apparente participent d’un Tout au centre duquel se joue des stratégies, des choix anticipés et calculés, maintes alliances ou désunions entre les Capétiens-Valois avec les Maisons de Bar, de Luxembourg, de Berry, de Bourgogne, d’Anjou, d’Aragon ou de Lorraine… Le destin de Jeanne d’Arc est captif d’un filet épique et inextricable tissé d’intrigues, d’agissements occultes et brodé de « main de maître » par le Conseil Royal. N’ayons pas peur des mots, Jeanne est bien prisonnière d’un « complot », même si ce vocable, aujourd’hui, a mauvaise presse et fait crisser des mandibules. Le dénouement de l’énigme est encore loin de son terme. Il reste de nombreuses hypothèques à lever…

Questions et Hypothèses

  • Jeanne d’Arc est-elle née à Domrémy ?
  • Sinon, qui sont ses parents ?
  • Par qui fut-elle recueillie ? Où ?
  • Ses fiançailles au berceau ? Avec qui ?
  • Qui est son inséparable ami d’enfance ?
  • Qui se charge de l’instruire ?
  • Qui lui apprend l’équitation et le métier des armes ?
  • Autres questions à suivre…

A Saint-Malo le 18 novembre 2020. Le Thélémite

Fleurs de Lys 2

Sommaire du 4ème épisode

  • Prologue.
  • Octobre 1417 : Robert Baudricourt rend visite à Yolande d’Aragon.
  • Le sort de René d’Anjou est fixé.
  • Une petite fille inconnue, cachée dans la forteresse d’Angers.
  • Le Mystère du sobriquet « Pucelle ».
  • Le sang des Orléans dans les veines de la Pucelle.
  • Le placement de Jeanne sous la protection de Madame de Bar.

Château d'Angers gravure

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