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1417…Le transfert de René et Jeanne à Domrémy

1417… René et Jeanne à Domrémy

Episode 5

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Fleur de lys

MEDIAPLAYER Smetana La Moldau

Prologue

Dans le prolongement du 4ème épisode, nul ne sait sous quels auspices René et Jeanne furent transférés vers les « terres de Bar et de Lorraine ». Ensemble ou séparément selon le plan établi par la Duchesse d’Anjou de concert avec Robert de Baudricourt ? Sans l’ombre d’un doute, le transfert de Pucelle, cachée des années durant à la forteresse d’Angers, s’est déroulé dans la plus grande discrétion et sous escorte aguerrie. Quoi qu’il en soit, René est d’ores et déjà installé dans son écrin ducal de Bar-Le-Duc, certes en qualité de page sous la protection de Madame de Bar, la « Grande-Maman ».  Il est prévenu et sera formé en vue de ses futurs devoirs ducaux au titre d’héritier du Duché. Mais sait-il vraiment qu’il épousera, en 1420, Isabelle de Lorraine ? Un mariage qui sera célébré en « grandes pompes » et, concernant le marié, à un âge précoce… 11 ans ! « Du pareil au même » pour sa future épouse… 10 ans environ ! La perspective de cette union, il en prendra conscience en temps et en heure. En attendant, place aux études à Bar-Le-Duc, à Pont-à-Mousson puis à Nancy pour les études supérieures. Place également à l’instruction militaire sous la coupe du Capitaine de Baudricourt à Vaucouleurs. Parenthèse déjà commentée dans le corps du 3ème épisode.

Tournoi René d'Anjou

Fleurs de Lys 2

Le Placement de Jeanne « Pucelle »

Contrairement à la place de choix réservée à l’enfant René, ce fut plus compliqué pour le placement de la jeune Pucelle. N’oublions pas les instructions de « Maman Yolande » transmises à Madame de Bar, savoir que l’enfant se doit de rester dans l’ignorance de ses « origines », du moins durant les années réservées à son éducation et à son instruction. Toutefois, force fut de partir en quête d’une famille d’accueil « appropriée et habilitée  » à recueillir et élever une « orpheline de haut lignage ». A tout bien réfléchir, ces familles « idoines » n’étaient pas bien nombreuses. Dans la noblesse première ou seconde des environs, il devait bien s’en trouver une où confier la petite orpheline…

C’est alors que la Duchesse de Bar eut la pertinente idée de saisir l’évêque de Toul par l’entregent de son frère Louis, Cardinal, dont la carrière fut essentiellement ecclésiastique. Voie hiérarchique oblige ! Suite à la mort de son frère Edouard III à Azincourt, Louis assura l’intérim, au titre de Duc, du Duché de Bar, et ce jusqu’en 1420. Il est donc le Prédécesseur de René 1er d’Anjou. Après consultation des rapports paroissiaux des différents diocèses relevant de son siège épiscopal, l’évêque de Toul donna sans réserve sa bénédiction pour le placement de la jeune orpheline. La maison d’accueil semble ne pas avoir été choisie par hasard. La Duchesse en aurait-elle trop dit ? Impossible ! La Reine de Sicile, à Angers, a transmis les consignes avec fermeté : « seulement l’utile et le suffisant !… »

Ce fut la famille Darc, à Domrémy, qui fut élue pour accueillir la petite Jeanne, fille d’Isabelle de Valois, l’ex-Reine d’Angleterre, petite fille de Charles VI et nièce du Dauphin Charles VII. Rendez-vous compte ! Et Madame Darc, née Isabelle Romée Devouthon, fille de Jean-Nicolas de Vouthon-en-Vosges dont l’ascendance remonte jusqu’à Hugues CapetEinstein disait : « Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito… » Motus !

Retour sur les préliminaires du placement. Un repas cordial voire ducal fut organisé en présence de Monsieur Jacques Darc, futur père adoptif, de Messire Guillaume Front le curé de Domrémy, de Robert de Baudricourt, le confident et grand ami de Madame de Bar. Une question s’impose naturellement à notre esprit : Où s’est déroulé ce repas ? Nos sources restent lettres mortes. Le bons sens nous dicte que cette réunion conviviale et diplomatique  se soit déroulée au Château ducal de Bar-Le-Duc. Au vu de l’enjeu de ce placement « royal » de l’enfant, on ne choisit pas la première auberge venue. Nous aimerions savoir si le Cardinal et Duc de Bar Louis 1er honora de sa présence ce déjeuner ? Pour ce qui est de la Duchesse, la question ne se pose pas…

blason duc de bar

Le village de Domrémy

Fleurs de Lys 2

Les Présentations

Nous voici à Domrémy, au bord de la Meuse, au carrefour des routes qui conduisent vers la France et la Germanie. Plus au nord, Vaucouleurs, situé dans le baillage de Chaumont, à une trentaine de kilomètres du village de Domrémy, un peu plus à l’ouest, Bar-Le-Duc. Quelques jours plus tard, qui suivirent le déjeuner, Robert de Baudricourt, l’intendant de la Duchesse, vint trouver Messire Guillaume Front et lui conféra les instructions concernant le projet d’adoption. Une fois les modalités du placement exposées et les difficultés aplanies, les époux Darc donnèrent leur accord.

Notre petite Jeanne âgée de huit ans vient tout juste de rejoindre, avec « armes et bagages », son nouveau foyer adoptif. Une « arme de coeur mise en abyme, chargée en chef d’une couronne d’or, le tout sur champ d’Azur fleurdelysé de deux lys d’Or ». C’est une Valois ! Elle ne le sait pas encore. Et les parents adoptifs ? Peut-être mais dans l’utile et le suffisant, sans plus. Monsieur le curé qui avait fait les démarches et confié l’enfant, en savait peut-être davantage, mais il ne voulait rien dire…

A sa droite, Monsieur Jacques Darc, est issu d’une famille de noblesse chevaleresque au lignage fort ancien. Le père adoptif est régisseur des domaines vosgiens de Yolande de Bar et Procureur de Domrémy. A sa gauche, se tient Madame Isabelle « Romée » de Salm dont la noblesse remonte aux temps ancestraux. Elle appartient à une branche cadette d’une famille illustre du Barrois et de Lorraine, les « Salm » dont l’ascendance serait mérovingienne et capétienne à la fois. Le père de la mère adoptive, Jean-Nicolas de Salm, était Seigneur de Vouthon et Prévôt de Vaucouleurs.

Voilà notre « Pucelle » noblement encadrée ! Le hasard fait bien les choses…

MEDIAPLAYER Michel Pépé Libera me

Puis vint le moment de présenter la nouvelle venue à la fratrie. Les enfants sont mandés et déjà informés de l’arrivée d’une petite orpheline dont il faut avoir grand soin. Jacquemin, l’aîné âgé de 15 ans, Catherine, 12 ans environ, Jean, 9 ans environ, et Pierre dit Pierrelot, âgé de 2 ou 3 ans… Les quatre enfants sont fièrement campés devant la fillette entourée des parents adoptifs. C’est Madame Romée qui s’exprima, comme elle a  toujours su si bien le faire avec ses garçons et sa fille. Elle avait interrogé l’enfant :

- « Comment t’appelles-tu ?

- Jeanne !

- Oui, mais Jeanne… qui ?

- Jeanne Pucelle ! » (Nous reviendrons à un moment ou un autre sur l’origine contextuelle de ce sobriquet).

Les enfants pouffèrent de rire… Puis, la prenant affectueusement par la main et par le bras , il l’entraînèrent pour lui faire découvrir les coins et les recoins de sa maison d’accueil. Pendant ce temps, Isabelle Romée entreprit de ranger les effets personnels de Jeanne. Elle commença par découvrir un magnifique trousseau de linge d’une rare qualité et richement embelli. Mais un détail intrigua la maman adoptive. Sous une pile de draps, elle venait de mettre la main sur un mouchoir, précieusement rangé, un mouchoir de fine batiste blanche et souple comme du satin et brodé au coin de deux initiales… J. O. Cherchez !…

Alors, pour Pucelle, une nouvelle vie s’organisa dans cette province entre Champagne et Lorraine, si différentes par le relief et le climat de la douce et riante vallée de la Loire. La rigueur des hivers semblait convenir parfaitement à Jeanne et René, deux enfants de robuste constitution…

Fleurs de Lys 2

Les années d’études

Corps – Esprit

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Extraits de l’ouvrage de Pierre Aléonard

Jeanne d’Arc « Princesse normande »

« Robert de Baudricourt, chaque samedi, si le temps le permettait, devenait professeur d’équitation, d’escrime, de joutes, de « despors » (sports) comme on disait à l’époque. L’adresse et la résistance de la Pucelle étonnaient le capitaine qui se réjouissait des progrès accomplis. Existe-t-il un « historien » qui saurait prouver que la randonnée de Jeanne d’Arc, 600 kilomètres en 10 jours, de Vaucouleurs à Chinon, en plein hiver, pour une bergère « qui ne sait pas monter à cheval » est parfaitement impossible et ne pourrait s’expliquer « pour la Pucelle » que par l’éducation qu’elle a reçue ?

D’autre part, il serait absurde de prétendre que la Pucelle reçut une une culture intellectuelle aussi vaste que celle de René, mais la lecture attentive de la « Jeanne d’Arc » de Michelet montre que Jeanne ne participait pas aux travaux des champs ou à la garde du cheptel comme sa soeur. Que fait-elle à ses moments de loisirs ? Elle se réfugie à l’église pour « avouer ses péchés ». Quels péchés ? Et le matin, au premier son de la cloche, « elle va prier ». Or, c’est sa mère Isabelle Romée qui lui enseigne la prière.

Non, nouvelles invraisemblances ! Le brave et vieux curé Messire Guillaume Front s’acquitte de sa tâche de « maître d’école » car le savoir, à cette époque dans les campagnes, repose uniquement sur les prêtres. La Pucelle, c’est certain, sait désormais lire, écrire, compter et comprend le latin. En grandissant, elle prend de l’autorité et dispose d’heures, de journées de liberté. Ne va-t-elle pas plus souvent qu’on ne le pense aux pèlerinages du samedi, à N.D. des Voûtes, même à Saint-Nicolas-du-Port, proche de Toul…Ce ne sont pas les chapelles et les prieurés qui manquent aux alentours. A pied ? Rien n’est moins sûr !

C’est qu’elle a pris de la hardiesse, notre Jeannette. Alors qu’à la maison d’Arc, les deux gars et la fille triment dans les champs avec le père, la Pucelle prie, soi-disant, et tient société à Maître Guillaume, se paie des promenades à cheval et passe ses samedis au manoir de Baudricourt.

Qui lui a procuré ce curieux petit cheval gris, nerveux et rétif, logé dans une stalle de l’écurie du presbytère ? Dans la stalle voisine, une superbe selle à pommeau de cuir ouvragé et troussequin relevé, voisine avec un coffre contenant deux équipements de cavalier.

A l’âge où certaines fillettes chouchoutaient encore leur poupée, Jeanne, le samedi matin, accompagnée de René, arpentait au grand galop, le parcours étudié sur un plan, à travers landes, guérets et sous bois. Entraînement qui exigeait adresse, coup d’oeil, sang-froid, réflexes, orientation.

Baudricourt participait quelquefois mais, le plus souvent, d’un poste aménagé dans une tourelle, il surveillait. Il était toujours présent à l’arrivée, à la porte des écuries pour aider sa protégée à descendre de sa monture et recueillir les impressions.

La Pucelle qui subissait alors les métamorphoses de son âge apportait, malgré elle, une attention toute particulière aux bons soins, aux petites attentions dont son maître l’entourait. Jusque là, rien ne l’avait troublée ; c’était une petite fille candide. Mais, elle se surprit à rougir, à épier le regard de son mentor âgé d’une vingtaine d’années… »

Epopée-Jeanne-dArc-à-Vaucouleurs-Robert-de-Baudricourt

« Aux rendez-vous de chasse, la Pucelle s’intéressa de plus près aux départs et aux arrivées des dames entourées soudain d’un essaim entreprenant de brillants cavaliers et de vieux barbons poivre et sel. Que surveillaient-ils avec tant de déférence apparente ? Ce qu’elle apprit de ces messieurs ne la surprit guère. Elle comprenait à demi-mot. En revanche, l’attitude des dames lui révéla beaucoup sur la rouerie féminine. C’était à qui prendrait le plus de précautions pour dévoiler à la vue ce qu’elles feignaient de dérober, l’instant d’avant, aux regard indiscrets. Cela lui donna beaucoup à réfléchir.

Lorsqu’on voyait Jeanne partir au triple galop et longer la Meuse, chacun se posait des questions, car on devinait l’appui du capitaine de Baudricourt, certains chuchotaient même le nom de la Dame ? Les vieilles, aux veillées contaient l’antique prédiction : « une reine indigne perdrait le royaume de France, mais une fille des Marches de Lorraine sauverait la situation. ». Vieilles histoires ! ! D’aucuns constataient que Jeanne était souvent « fourrée » à l’église et répandaient le bruit qu’elle voyait, dans ses rêves éveillés, des saints, des saintes qui lui parlaient…

Jeanne

 « Halte ! Vil faquin ! Fieffé menteur ! » hurlent tous les lecteurs. Michelet, Madame Pernoud et dix mille historiens soutiennent que Jeanne n’a rencontré Baudricourt que trois fois ! On précise même les dates : la première rencontre le 13 mai 1428, la deuxième en janvier 1429 et la troisième le lendemain ou quelques jours après la « défaite des Harengs »

Sources : Pierre Aléonard

Jeanne d’Arc, « Princesse » Normande ?, pages 164 à 166.

MEDIAPLAYER Michel Pépé Au Coeur du Calice

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La bataille des Harengs

12 février 1429

Pour l’heure, nous sommes en 1420 ou presque !..

Notre « bon René » prépare son mariage avec Isabelle de Lorraine…

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Le mariage de René 1er d’Anjou

avec

Isabelle de Lorraine

1419… Une année marquée par quatre événements majeurs :

  • Les fiançailles de René d’Anjou, alors comte de Guise, futur héritier du Duché de Bar qui lui revient de droit. N’oublions pas qu’il est le petit-neveu de Robert 1er de Bar, décédé le 12 avril 1411.
  • L’adoption de René par Louis 1er, cardinal-évêque de Verdun et duc de Bar à la suite de son frère Edouard III mort en 1415 à Azincourt.
  • Le meurtre de Montereau qui fait suite, douze ans plus tard, à l’assassinat du duc d’Orléans le 23 novembre 1407. Le 10 septembre 1419, Jean 1er de Bourgogne, dit « Jean sans Peur » est assassiné, rendu coupable de la mort de Louis d’Orléans. Charles d’Orléans, fils de Louis, fera appel au comte d’Armagnac pour venger la mort de son père.
  • Le Traité de Foug du 20 mars 1419. 

C’est au château de Foug que fut conclu, le 20 mars 1419, le traité prévoyant le mariage de René d’Anjou et d’Isabelle de Lorraine, qui devait aboutir à l’union des duchés de Lorraine et de Bar. Mais il fallut patienter encore quelques mois voire plus. En effet Louis 1er, le Cardinal de Bar, n’avait pas l’énergie nécessaire pour faire face aux difficultés que vint lui susciter, au lendemain du meurtre de Montereau (10 septembre 1419), l’alliance intime de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, avec le roi d’Angleterre Henri V.

Montereau

L’assassinat de Jean sans Peur

Comme s’il eût pressenti ces difficultés, par le traité conclu à Foug le 20 mars 1419, le Cardinal Louis 1er avait adopté René d’Anjou, 2ème fils de sa nièce Yolande, Reine d’Aragon et de Sicile, comme héritier du Duché de Bar. Le même jour, il l’avait fiancé à Isabelle, l’aînée des filles et « héritière présomptive » de Charles II, duc de Lorraine. Le 13 août 1419, le Cardinal de Bar fit donation et transport à son petit-neveu du duché de Bar ainsi que du marquisat de Pont-à-Mousson. En vertu du traité de Foug signé en 1419, il fut convenu que si les deux duchés partageaient les mêmes souverains, chacun conserverait ses propres institutions. Une bonne nouvelle qui fut accueillie avec joie à Domrémy, village situé dans le Barrois, mouvance du royaume de France.

Une question brûlante nous vient à l’esprit. Yolande d’Aragon s’est-elle déplacée, d’Angers jusqu’en Lorraine, pour répondre aux exigences à la fois du traité de Foug et des fiançailles de son fils avec Isabelle ? Certains historiens l’affirment, même qu’elle aurait demandé une audience auprès de Charles II, duc de Lorraine, en vue du mariage prévu l’année suivante.  D’autres suggèrent qu’elle fut représentée par ses officiers ou ses « ministres »… Mais lesquels ? Jean Jouvenel des Ursins, Guillaume Cousinot (qui rendit visite à Jeanne d’Arc vers 1429), Jean Louvet (Président de la Chambre des comptes de Provence),  ? ? ?

Le mariage de René 1er d’Anjou et d’Isabelle de Lorraine fut célébré fastueusement le 24 octobre 1420 en la cathédrale de Nancy. Parmi les « demoiselles d’honneur », figure Agnès Sorel * qui deviendra plus tard la très influente « maîtresse » du roi Charles VII présent lors de la cérémonie. A retenir ! Et notre pastourelle dans tout cela ? Elle est « planquée » à Domrémy ! Ce n’est pas le moment de faire des mondanités à Nancy, surtout en présence du Dauphin. Vous comprendrez plus tard… CHUT !..

Oups ! Agnès Sorel  serait née vers 1422… Cherchez l’erreur ! L’application des calendriers julien ou grégorien ne résout pas l’invraisemblance des dates.

Mariage de René d'Anjou

A Saint-Malo, le 04 décembre 2020. Le Thélémite

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Sommaire du 6ème épisode

Galerie de Portraits

De Jean II à Charles VII

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